la Méditérannée à vélo

Mare Nostrum

Europe

MARE NOSTRUM

 

Musique d’ambiance


Le Sud, Nino Ferrer, 1975

 

C’est un projet né de l’envie de retrouver des lieux pour la plupart déjà visités lors de vacances d’été en famille ou lors de pérégrinations solitaires en bus, train et bateau. Avec l’idée de la simplicité et de la lenteur. A pied, cela aurait été l’idéal, mais comme j’avais l’intention de mener à terme ce(s) voyage(s) avant d’être grabataire, le vélo s’est imposé tout naturellement.

 

La Méditerranée

C’est pour moi les racines et la mémoire.
J’ai l’impression d’y être partout à la maison. Chaque endroit me ramène à mes lectures, à mes rêves, à la musique. J’y retrouve les sons, les couleurs, les odeurs, les légendes, les mythes, la beauté, tout ce qui fait le bonheur de vivre.

Au printemps, Tipasa est habitée par les Dieux et les Dieux parlent dans le soleil et l’odeur des absinthes, la mer cuirassée d’argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres. A certaines heures, la campagne est noire de soleil. Les yeux tentent vainement de saisir autre chose que des gouttes de lumière et de couleurs qui tremblent au bord des cils. L’odeur volumineuse des plantes aromatiques racle la gorge et suffoque dans la chaleur énorme.

« Noces » Albert Camus

 

Le vélo, c’est la liberté

Il permet de passer par n’importe quel chemin, souvent au prix de rudes efforts. De s’arrêter sur la plage de rêve entrevue au passage, de bivouaquer dans des endroits improbables, de pénétrer sans difficultés jusqu’au coeur des villes les plus encombrées, de dénicher la terrasse ou le bistrot de village sympa, juste parce qu’il fait terriblement soif. Et sans souci de parcage. Il attire la sympathie, favorise les contacts et les rencontres, trouve sa place dans le couloir de la petite pension, comme dans la soute du bus ou sur le pont du ferry. Il y a tout de même quelques bémols à ce tableau idyllique, les cauchemars du cycliste : les chiens, la pluie, les camions fous, le vent et les montées. Mais une fois oubliés, il ne reste que du bonheur.

Au final environ 25’000 km. parcourus en 11 étapes et 24 mois à la moyenne de 80 km. par jour pédalé.