HARAR
La tradition OROMO, les HYENES
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Mariage OROMO dans la vieille ville.
Yusuf Ahmed, l'Homme des Hyènes, prépare la viande dans sa maison juste à l'extérieur du mur des remparts, puis appelle les fauves à la tombée de la nuit pour les nourrir.
La JUGAL, la vieille ville fortifiée, n'a pas d'infrastructures modernes
(canalisations d'eau, accès aux véhicules). Traditionnellemnt, alors que les portes étaient fermées, l'écoulement des eaux se faisait par des trous percés à travers le mur. Ces trous étaient assez étroits pour interdire le passage à tout intrus, à l'exception des hyènes. Plutôt que de constituer une menace, les hyènes étaient bienvenues. Elles constituaient un système d'assainissement efficace. Les détritus abandonnés au-dehors pendant la nuit étaient "ramassés" avant l'aube. Aujourd'hui encore elles essayent chaque soir de pénétrer par les " waraba nudule", les trous à hyènes , affrontant les chiens de la ville dans un lugubre concert d'aboiements et de ricanements.

(Source : Olizane Ethiopie.)

Les Hararis entretiennent une relation quasi millénaire avec les hyènes.
Yusuf le nourrisseur a appris le " métier" de son oncle et l'enseigne déjà à son fils de 10 ans.
Petit à petit, cela devient une attraction touristique, mais heureusement, l'afflux des touristes étant encore limité, cet étrange rituel conserve ses attaches avec la tradition.