SINAÏ
Passage en ferry d'Aqaba à Nuweiba. Petit séjour à Dahab, qui a perdu son allure " hippie-baba " et tend à concurrencer Sharm El Sheikh. Pas de détour par Ste Catherine cette fois-ci, mais je ne résiste pas au plaisir de placer quelques souvenirs de mon passage en '92. Et en particulier, la cassette du chant du Muezzin de Sainte Catherine que m'avait offerte un jeune vendeur d'une des boutiques du village.
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Parcours égyptien, octobre et novembre 2004 DAHAB, Pension Jasmine, nuit noire sur la Mer Rouge.
Après la restitution du Sinaï par Israël ( Accords de Camp David, 1979-1982), les autorités égyptiennes ont entrepris de sédentariser les Bédouins. Petites maisons en dur, à l'orée de la ville de Dahab, dans un univers sans arbres ni végétation. Là où les tentes traditionnelles s'intégraient parfaitement dans l'environnement, le béton crée immédiatement une impression de ghetto concentrationnaire. Et les préceptes d'une vie saine et active ajoutent encore une petite touche. " Arbeit macht frei " disaient les enfoirés des années 40; ici , au début des nineties c'est le sport qui prend le relais.

Aujourd'hui (2004), je ne sais pas si on retrouve des enfants de Dahab aux Jeux Olympiques, mais ils se sont remarquablement adaptés à leur nouvel environnement et, pour le commerce avec les touristes, toujours plus nombreux, ils sont effectivement devenus des champions.

Ste Catherine et le Mont Sinaï
Dans les années '80, un peintre belge dont j'ai oublié le nom a entrepris de peindre le Djebel Melawane en bleu. Frapadingue, insolite et superbe.10 ans plus tard, la nature commençait à reprendre ses droits.Je ne sais pas ce qu'il reste aujourd'hui de cette oeuvre. La beauté est éphémère et c'est bien comme ça.