MARRAKECH
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Les deux étapes, d'ESSAOURA à CHICHAOUA et de CHICHAOUA à MARRAKECH , ont été les plus éprouvantes de toutes. En raison de la chaleur , près de 45°, et de la circulation infernale sur une route étroite ou en travaux.
J'ai souvent pensé au crash subi en Jordanie et béni Allah et tous ses collègues du Gods'Club d'arriver sans dommages au terme de mon périple à MARRAKECH.
J'ai trouvé à me loger pas loin de Jamâa El Fna et de Bab Agnaou.
La Kasbah et ses artisans " exotiques " est toute proche elle aussi.
Dans ma ruelle,
j'ai pu déchiffrer le message mural et j'ai prudemment entreposé ma bécane dans ma chambre d'hôtel.

L'essentiel de mon temps s'est écoulé sur la mythique Jamâa El Fna.
Véritable " Cour des Miracles " du Moyen- Age où viennent s'installer dès le matin les vendeurs de jus d'orange, et les marchands. Mais c'est le soir , à partir de 17h. que la place s'éveille, à l'ouverture des souks. Les danseurs Gnawas, les charmeurs de serpent, les conteurs, les acrobates la transforment en une monumentale scène de théâtre.

Rencontres :
Ahmed Bahbok, le maître Gnawa,
à qui Abdellah El Gourd ,
de Tanger, m'avait demandé de transmettre ses amitiés.
Le " dentiste " ambulant qui me propose aimablement ses services sur la place.
Ahmed le sorcier, ami de mon fils Sébastien, que j'ai eu passablement de peine à retrouver au milieu de l'immensité de la place, sur la seule base d'un portrait crayonné par Seb.
Ahmed tient une petite boutique d'épices volante, au nord de la place.
Comme tous les vendeurs d'épices et d'herbes rares , il n'installe son petit étalage qu'en toute fin d'après-midi.
Nous avons passé plusieurs soirées, entrecoupées par le passage à la mosquée voisine pour la prière,
qu'Ahmed ne saurait manquer, à converser de philosophie et de religion jusqu'à tard dans la nuit.