La Vallée du ZIZ
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Après avoir traversé le HAUT - ATLAS, et ses cols à plus de 2000m. , puis les gorges du ZIZ au sud de RICH, je découvre le barrage d'ER RACHIDIA, la porte du Sud Marocain.
C'est le 1 er Mai, et on défile dans les rues d'Er Rachidia.
Les étudiants , sous les portraits de Lénine ou du Che et surtout les militants berbères, les IMAZIGHEN.
Sous le règne de Mohamed VI, la situation des minorités berbères ( près de 50 % de la population tout de même !! ) s'est légèrement améliorée.
On commence timidement à enseigner le TAMAZIGHT à l'école.
Le travail ne manquera pas pour les enseignants : tout au long de mon voyage, je n'ai rencontré aucun adulte capable d'écrire sa propre langue, et ce n'est pas faute d'avoir cherché.

Le ZIZ coule plein Sud vers le désert où il va se perdre dans les sables.
Il laisse comme une traînée verte sur son passage, enfoncée dans des canyons entourés d'étendues désolées.

L'oasis d'AOUFOUSS

ERFOUD
L'oasis a reçu suffisamment d'eau cette année après plusieurs années de sécheresse.
C'est le temps de la moisson dans les petites parcelles familiales sous les palmiers, et la récolte est magnifique.
Illamdullil'lah !

A l'Est d'ERFOUD, sur la piste de MERZOUGA, le désert recèle d'immenses zones fossilifères.
Mohamed Bouyakbane habite une petite cahute au milieu de sa carrière .

Il y extrait des plaques de marbre brun ou noir emprisonnant des milliers de fossiles ( trilobites , goniatites et autres orthocères) que l'on retrouve sous forme de tables, d'assiettes ou de lavabos dans les boutiques d'Erfoud.

Mohamed passe là le plus clair de son temps, solitaire.
Il est ravi de rencontrer un touriste égaré avec son vélo et me fait partager son tajine.
Lumineuse journée en compagnie d'un homme simple et authentique.

RISSANI
A quelques kilomètres au sud d'Erfoud.
L'ancienne capitale du TAFILALET accueillit au XIIIe siècle l'ancêtre de la dynastie des ALAOUITES, issue du petit-fils de Mahomet, et qui règne encore aujourd'hui sur le Maroc.

En ville, mais surtout dans la palmeraie environnante, on dénombre pas loin de 300 KSOURS. Quelques-uns sont endommagés et désertés, mais il en reste de nombreux qui abritent la population rurale.