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La traversée du CHOTT EL DJERID, près de 100 km., n'est pas une partie de plaisir pour le cycliste.Par bonheur, la route est asphaltée et l'on y rencontre 3-4 cabanes où l'on vend des boissons, des roses des sables et autres babioles
( trafic incessant des 4x4 oblige).
L'idée de traverser le Sahara à vélo ne m'était pas venue à l'esprit jusqu'alors. C'est définitivement non.
Après KEBILI,
à la sortie du CHOTT, encore un long parcours monotone dans le semi-désert et finalement la fraîcheur de l'oasis de GABES.
Direction le sud, MATMATA et ses habitations berbères troglodytes.
En chemin, je rencontre un surprenant brouillard, dense et très humide.
La pause-clope est la bienvenue pour me sécher un peu.
MATMATA.
On découvre un étrange paysage, lunaire, parsemé de cratères qui sont des puits d'une dizaine de m. de diamètre, creusés dans le tuf à 6m. de profondeur.
Chacun de ces puits est la cour d'une habitation dont les diverses pièces, cuisine, chambres, abri pour les animaux sont taillés dans la roche tendre. L'accès se fait par une galerie latérale.
Simples et ingénieuses,ces habitations, vieilles de plusieurs siècles, sont protégées de la chaleur en été et du froid en hiver.
Sur les crêtes alentour des dizaines de tombeaux de marabout devant lesquels les vieux viennent faire leur prière.