ALGERIE
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ORAN

Je débarque du ferry d'Alicante vers 02h.00 du matin. A la sortie de la zone portuaire, les policiers de faction me déconseillent très, très vivement de m'aventurer en ville seul avec mon vélo. Agressions , disent-ils.
Au vu de la situation de ces derniers mois, je n'ai pas envie de les contrarier.
Ils réquisitionnent un taxi, on charge le vélo tant bien que mal sur le toit et en route pour l'hôtel TIMGAD que j'ai réservé depuis la Suisse. Ce sera le seul 3*** de tout mon séjour algérien, et aussi l'unique contact avec les séquelles de la décennie noire (mis à part un contrôle d'identité un peu longuet et fouillé en Kabylie dans la zone de l'attentat de Dellys).

La Direction de l'hôtel rappelle aux voyageurs désorientés la direction de la Mecque. Demain 13 septembre commence le mois du Ramadhan. Je n'imagine pas encore le nombre de problèmes, de désagréments et de complications que cela va m'occasionner.

Pour l'instant, je suis juste préoccupé par mon talon gauche qui me fait souffrir et boiter bien bas.
Juste avant le départ, mon médecin n'a rien remarqué de particulier et m'a convié à le contacter à mon retour pour retirer la vis qui maintient mon calcanéum.
En examinant la chose de plus près, je m'aperçois que j'ai un corps étranger sous le talon et que cela provoque un début d' infection
L'occasion rêvée de faire connaissance avec le système de santé algérien.
Parfait : rapide, souriant, efficace (c'était une esquille métallique récoltée lors de travaux autour de ma maison) et gratuit. Mais des conditions d'hygiène et de confort qui laissent songeur quiconque a eu l'opportunité de visiter l'une ou l'autre de nos cliniques privées en Suisse.
Tout va bien, je suis prêt à prendre la route vers l'Est, Al-Hamdulillah.